Tribune des élus de Suresnes – Mai 2017

Tribune des élus de Suresnes – Mai 2017

Le résultat du 1er tour des présidentielles, est une vraie surprise sur Suresnes. En effet le candidat centriste, Emmanuel MACRON est tête devant le candidat de droite, dans une ville pourtant tenue par Les Républicains depuis 34 ans. Cependant, si les succès en termes de participation des primaires « républicaines et citoyennes » et d’audience des débats télévisés montrent l’intérêt des français pour la politique, nous regrettons la confiscation de la campagne par les partis de droite et d’extrême-droite au profit des affaires et des mensonges. Refus de se présenter à une convocation judiciaire pour Mme LEPEN (sur les emplois présumés fictifs touchant notamment l’élu FN de Suresnes).

Le cynisme a été à l’honneur jusqu’à la veille du premier tour, François Fillon se présentant même comme une « autorité morale » le dimanche 17 avril. On croit rêver, on pourrait même en rire si cette attitude n’était pas si indigne, immorale et dangereuse.

Car cette campagne a surtout été marquée par un discours anti médias et anti juges. S’en prendre aux journalistes et aux magistrats est devenu un rituel de plus en plus prisé, permettant aux candidats des républicains (dont les vrais ont dû se pincer le nez) et de l’extrême droite de s’exonérer à bon compte de leur zone d’ombre. Cette colère anti médias et anti juges est une mèche facile à allumer, qui permet à certains hommes politiques de botter en touche et de se présenter comme des victimes. Souvenez-vous de « l’acharnement judiciaire » dont Silvio Berlusconi en 2008 prétendait être victime, ou du « complot » condamné par Nicolas Sarkozy en 2012, sans parler du mépris affiché par Patrick Balkany depuis une dizaine d’années à l’égard de la justice. Pas de doute, M. Fillon est bien l’héritier de cette droite décomplexée et sinistre. Son élimination n’est donc que le juste retour du peuple Français qui a dit STOP.
Désormais tournons nous vers l’avenir. Nous appelons les Suresnois à battre le plus fortement possible l’ennemi de la République qu’est le Front National en votant massivement pour Emmanuel Macron. Sans quelconque forme d’hésitation, nous soutenons Emmanuel Macron, seul rempart contre les dérives de l’extrême droite et garant des valeurs progressistes. Là où surgissent l’exclusion et le racisme, tous les Républicains doivent se retrouver et s’opposer. Aux Urnes citoyens !

Fusion de l’office Municipale dans l’Office départementale

 

  1. IACOVELLI : « Monsieur le Maire, ce qui est drôle c’est d’entendre le Front National demander de suivre l’avis

du personnel de l’Office (avis négatif à la fusion), tout en stigmatisant ce même personne, qui passerait selon eux leur temps en pauses café et croissant. C’est assez spécial. »

Pour en revenir à la fusion, nous ne trouvons pas cette fusion absurde en termes de gestion du patrimoine et de rationalisation des coûts de

fonctionnement. Cependant, nous regrettons que la motivation première de cette fusion soit dans la même veine que la fusion voulue par Patrick Devedjian du 92 et du 78, à savoir une motivation politicienne. »

Cette décision mets une fois de plus au grand jour, la guerre ouverte dans la droite départementale entre Patrick Devedjian et Patrick Ollier. Dans le combat des Patrick, vous avez fait votre choix en servant celui dont vous êtes le vice-président. Vous êtes dans une volonté de contestation systématique de la métropole du Grand Paris que votre famille politique dirige pourtant sous la présidence du maire de Rueil-Malmaison.

 

Pour notre part, nous défendions un regroupement des offices à l’échelle du territoire Paris Ouest La Défense qui avait plus de sens en termes de développement et de bassin de vie pour les citoyens. D’ailleurs, la délégation territoriale que vous avez organisée à Hauts-de-Seine Habitat argumente pour ce maillage des offices.

Enfin, si le Comité d’Entreprise de Suresnes Habitat a émis un avis défavorable, c’est que vous avez soit mal informé les agents de l’office, soit que vous ne les avez pas informés du tout. Il est donc important de pouvoir éclaircir avec eux et faire preuve de pédagogie sur le maintien de leurs acquis et les opportunités notamment en termes de mobilité au sein d’Hauts-de-Seine Habitat. Tant que ce ne sera pas le cas, nous

voterons contre cette fusion. »

Nous voterons contre cette fusion qui est malgré tout un moyen de garder la mainmise sur le patrimoine des logements sociaux plutôt que d’avoir une vision mutualisant le bien commun. Vous nous aviez habitués à un peu plus de progressisme, Monsieur le Maire. On ne pensait pas que vous rentreriez dans ce jeu politicien que M. Devedjian a décidé de mettre en œuvre dans le 92. »

Priorité à l’école

Cet été, nous avons eu le droit à un déferlement de propos nauséabonds venant de 2 journaux, de droite et d’extrême droite, à l’encontre de la nouvelle ministre de l’Éducation Nationale, Najat Vallaut-Belkacem. Des propos sexistes et racistes souvent relayés de façon complice par certains élus UMP et de partisans de la manif pour tous.

Il est pourtant à noter que la France et nos dirigeants ont attendu 2014 pour nommer pour la première fois une femme  à ce Ministère régalien. Une femme compétente qui est le symbole de la réussite de l’école de la République et une belle preuve d’intégration.

4234Loin de ces attaques politiciennes, la Ministre s’est très vite mise au travail pour que la rentrée 2014 soit une réussite et pour mettre en œuvre la refondation de l’école tant attendue.

Dans une ressente enquête, environ 20 % des jeunes Français n’atteignent pas le niveau de base en compréhension de l’écrit. Trop d’élèves sont en difficultés au moment d’entrer au collège alors même que notre école maternelle, elle, est de plus en plus performante. C’est la raison pour laquelle, la Ministre a  décidé de donner la priorité au primaire et d’y concentrer des moyens supplémentaires. C’est dans cette optique que le gouvernement a rétabli la formation des enseignants (supprimée sous le Président Sarkozy) pour les rendre plus forts face aux difficultés des élèves.

Dans quelques jours, des élections de parents d’élèves seront organisées dans toutes les écoles maternelles et élémentaires de la ville. C’est une occasion que les parents Suresnois doivent saisir. Quelques soit la liste que vous soutenez, il est important que vous puissiez vous exprimer à travers ce vote en nommant les représentants qui auront de plus en plus de poids décisionnaire dans les années à venir, comme le souhaite la Ministre de l’Éducation Nationale.
Un sondage montre que 9 % seulement des Français se disent vraiment satisfaits de leur école. La difficulté vient trop souvent d’incompréhensions, de malentendus et d’éloignements. Il faut que les parents éloignés de l’école en soient rapprochés, que le dialogue soit permanent et que les enseignants puissent travailler dans un climat de confiance, cela va dans l’intérêt de la réussite des enfants.

Les priorités de la Ministre sont affichées : création de nouveaux postes, revalorisation des salaires et formation des enseignants,  scolarisation des enfants avant 3 ans là où il y en a le plus besoin. Une série de réformes va arriver, toutes aussi importantes comme la rénovation des programmes et du socle commun de connaissances, de compétences et de culture qu’un élève va devoir maîtriser à la fin de sa scolarité. L’école doit s’intéresser davantage à ce que devient l’élève ou le jeune après son passage scolaire, faire en sorte que les relations école-entreprise se multiplient, qu’il y ait davantage d’apprentissage, que l’orientation soit rénovée pour permettre aux élèves de choisir véritablement, que l’enseignement professionnel soit davantage valorisé.

Tribune de septembre 2014

Les Vacances d’été à Suresnes !
Cet été, c’est plus d’un tiers de français (38%) qui ne sera pas parti en vacances. En cette période de crise, beaucoup de jeunes subiront également ce manque de dépaysement, pourtant nécessaire pour une rentrée dans de bonnes conditions.

Pour lutter contre cette inégalité, un grand nombre d’associations, comme la Croix Rouge ou le Secours Populaire ont organisé tout au long de l’été des animations et des excursions permettant aux jeunes de découvrir de nouveaux horizons.

Beaucoup de villes ont également pris à bras le corps cet enjeu éducatif et social, essentiel au mieux vivre ensemble.
Dans notre département, il n’est pas rare de voir les municipalités rivaliser d’ingéniosité pour proposer aux citoyens restant à leur domicile, des animations et des moments de détente sans sortir des limites communales.

Piscine à 1€, stades ou quais de seine aménagés en plages, jeux d’été, concerts et animations quotidiennes. Autant d’actions proposées par des villes comme Colombes, Clichy, Clamart, Nanterre et même Puteaux.
A Suresnes, c’est la municipalité qui pratique le far-niente dans ce domaine !

Pas de retransmission des matchs de l’équipe de France de football, une opportunité manquée pour fédérer et créer du lien social.

Pas de plage artificielle aménagée durant l’été, pas d’équipement sportif ni de stade en libre accès.

Pas d’activités proposées aux jeunes des différents quartiers pour leur permettre de ne pas « tenir les murs » du matin au soir. En revanche une action en direction de la jeunesse marquante cet été : la mise en place d’un couvre-feu d’un mois (qui n’aura duré que 8h00!).
A Suresnes, la première activité estivale proposée par la mairie aura été la visite payante du musée de Suresnes. On pourrait sans doute ajouter le traditionnel feu d’artifice du 13 juillet ainsi qu’une invitation de monsieur le Maire à profiter de la Seine…. à Sèvres.

Un minimum pour se préparer ensuite à un mois d’août sans médiathèque (fermeture toute la première quinzaine), sans ludothèque et sans piscine (réouverture prévue le 1er septembre !)

Serait-ce finalement la patience que la politique municipale tend à promouvoir ?
A l’instar de la célèbre citation attribuée – à tort – à Marie Antoinette, « S’ils n’ont pas de pain, qu’ils mangent de la brioche ! », Monsieur le Maire pourrait-il conseiller aux Suresnois « si vous ne partez pas à la plage, partez donc à la montagne ! » ?

Tribune Suresnes Magazine Eté 2014

Le 29 avril dernier, le Conseil Municipal a voté le budget 2014. Ce vote majeur pour la vie d’une commune engage les investissements, les dépenses de fonctionnement ainsi que la politique fiscale mise en œuvre par la majorité.
Une fois n’est pas coutume, nous pouvons tout d’abord saluer le républicanisme de Monsieur Dupuy qui a assumé l’application de la loi réformant les rythmes scolaires dans l’intérêt de l’épanouissement des enfants.

 

Petits arrangements entre amis :

Bien que la majorité municipale s’évertue par différents moyens à décrédibiliser notre groupe d’opposition, nous avons demandé que les élus participent à l’effort de réduction des dépenses de la ville en diminuant de 10% leurs indemnités.  En effet, les nécessaires économies que la ville doit réaliser vont entrainer, à la demande du maire, une réduction des effectifs municipaux et une baisse des dépenses au service des Suresnois. Pourtant le Maire a refusé notre proposition en indiquant au Conseil qu’il refusait de demander aux « élus de se serrer la ceinture ». Les Suresnois et les agents municipaux apprécieront.

Sur le même thème, nous attendons toujours des réponses sur l’intérêt pour la collectivité d’envoyer quasiment une fois par mois l’adjoint au Maire en charge de la coopération décentralisée, au Cap Haïtien, ville que Suresnes soutien depuis plusieurs années ? Ne pourrions pas utiliser cette somme (entre 50 et 70 000 € de frais de missions d’élus) pour aider d’avantage les haïtiens ou à défaut la remettre dans le budget municipal ?

Pour des mesures de bon sens :

En France, un ménage sur deux paye l’impôt sur le revenu. Nous saluons la décision du Gouvernement de redonner directement du pouvoir d’achat aux classes  moyennes en réutilisant les recettes de la lutte contre la fraude fiscale pour permettre à 5.9 millions de foyers de bénéficier d’un allègement ou d’une exonération totale de l’impôt.

A Suresnes, nous demandons à nouveau à Monsieur Dupuy la mise en œuvre d’une mesure fiscale de bon sens :

Mettre en place une vraie politique fiscale locale en baissant le taux de la taxe d’habitation payée par tous les Suresnois locataires et propriétaires, compensée par une augmentation de la taxe foncière payée uniquement par les propriétaires. Cette mesure est gagnante pour tous, locataires, propriétaires et budget municipal. Le maire s’y refuse obstinément.

Monsieur le Maire, encore un effort et bonnes vacances à toutes et à tous.