Statut de Jérusalem : Trump enflamme le Moyen-Orient

Statut de Jérusalem : Trump enflamme le Moyen-Orient

Statut de Jérusalem : Trump enflamme le Moyen-Orient

Ce mercredi 6 décembre, le président Donald Trump a décidé de transférer l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem. Ainsi, les Etats-Unis reconnaissent la ville comme capitale de l’État israélien et mettent en péril la solution à deux États, pourtant seul compromis viable pour parvenir enfin à la paix dans cette région.

Je tiens à souligner le caractère unilatéral de cette décision, puisque Donald Trump a agi sans aucune concertation avec ses partenaires arabes et européens. Celle-ci ouvre déjà un nouveau chapitre de tensions communautaires et confessionnelles, et risque d’embraser une région déjà gravement déstabilisée. Preuve en est : les différents soulèvements liés à cette déclaration dans plusieurs pays du Maghreb et du Moyen-Orient.

Jérusalem est le symbole de la diversité confessionnelle, religieuse et ethnique. Le statut particulier de la ville a montré que cette dernière pouvait prospérer en dehors des guerres fratricides. Jérusalem est également le symbole d’une possible réconciliation politique des peuples palestinien et israélien.

 

La décision du Président américain est provocatrice mais surtout irresponsable. Ses prédécesseurs avaient reporté le transfert de l’ambassade américaine prévu par l’Embassy Act en 1995 dans une logique d’apaisement et de conciliation.

 

Par cette décision, les Etats-Unis, médiateur historique de la paix dans la région depuis les accords d’Oslo de 1993, sont désormais isolés et disqualifiés sur le plan diplomatique. La Ligue Arabe, le Vatican, l’Europe et l’ensemble de la communauté internationale ont tous dénoncé cette énième provocation du Président américain. La France, historiquement engagée dans ce processus de paix, se doit être à l’avant-garde en tant qu’interlocuteur de confiance pour l’émergence d’une paix durable.

Je tiens à saluer la décision du président Emmanuel Macron qui a réaffirmé la position de la France : celle du maintien d’un statu quo à Jérusalem et d’une reprise du dialogue.

En tant que membre des groupes d’amitié France-Palestine et France-Israël au Sénat, je regrette cette décision, et reste attentif et vigilant à la situation qui ne pourra être réglée que par une solution à deux États.

XAVIER IACOVELLI

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