Par la baisse des tarifs, le gouvernement asphyxie le secteur hospitalier au détriment de la qualité des services

Par la baisse des tarifs, le gouvernement asphyxie le secteur hospitalier au détriment de la qualité des services

Par la baisse des tarifs, le gouvernement asphyxie le secteur hospitalier au détriment de la qualité des services

Le gouvernement a récemment annoncé la baisse des tarifs hospitaliers, qui impactera massivement les hôpitaux publics et les établissements privés non lucratif.

Cette baisse, injustifiable, aura des conséquences désastreuses sur la qualité des services à destination des patients. Les établissements hospitaliers n’auront d’autre choix que de faire des économies, alors même qu’ils subissent déjà un gel de crédit équivalent à 0,7% supplémentaires, comme en 2017.

Ces restrictions, comme l’indique la FHF, attestent « la poursuite d’une politique de rabot » et entraînent une mise sous tension insoutenable des hôpitaux. Selon la FHF, pour revenir à l’équilibre à la fin de 2018, les hôpitaux devraient supprimer 33.000 emplois.

La suppression de 33.000 emplois dans le secteur hospitalier engendrerait des conséquences dramatiques sur le bon fonctionnement des hôpitaux, des conditions de travail des infirmières et des infirmiers, ainsi que de tout le corps médical.

Le gouvernement, par esprit comptable, exige des efforts de la part d’un secteur qui, chaque jour, œuvre pour soigner, accompagner, accueillir nos patients dans des conditions souvent difficiles.

Nous devons cesser d’asphyxier le secteur hospitalier sous prétexte de vouloir faire des économies. Ce secteur subira une diminution de 1% des montants remboursés pour les actes de médecine, chirurgie et obstétrique, un taux cinq fois plus élevé que les cliniques privées (0,2%). Ainsi, selon leurs représentants, trois quarts des établissements privés non lucratifs seront dans le rouge cette année.

J’ai rencontré le 14 février dernier le Président et le Directeur général de l’Hôpital Foch de Suresnes, qui m'ont fait part des difficultés que rencontraient les établissements de santé privés à but non lucratif. Je m’y rendrai le 13 avril prochain pour une visite, à l’invitation du Président et du Directeur général.

J’apporte mon soutien à la Fédération du secteur privé non lucratif (Fehap) et à celle du secteur public (FHF), qui demandent au gouvernement des mesures de compensation.

Le gouvernement, qui devrait compléter le texte par un arrêté dans les prochains jours, doit faire preuve de responsabilité et entendre ce cri d’alerte.

Les établissements hospitaliers, publics ou privés à but non lucratif, ne peuvent être considérés comme une variable d’ajustement d’une politique comptable, au vu de la mission de service public qu’ils poursuivent.

Il en va de la survie de notre système de santé et de la qualité des soins pour nos concitoyens.

XAVIER IACOVELLI

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