Depuis la dissolution du 9 juin 2024, nous faisons face à un paysage politique préoccupant pour les Français. L’Assemblée nationale, censée être un lieu de débat respectueux et constructif, est devenue une scène de tensions exacerbées où le respect des institutions et des usages républicains s’efface peu à peu. 

Dans ce chaos, les extrêmes, pourtant opposés sur le papier, finissent par se rejoindre dans une même logique de blocage et de surenchère, nourrissant l’instabilité au lieu d’apporter des solutions aux Français. 

Face à cela, la situation, concernant l’adoption du texte sur le Projet de loi de Financement de la Sécurité Sociale 2025 (PLFSS), a été inédite. Tant par son début que par son dénouement : marqué par des tensions, des blocages présumés et, en guise de conclusion, une motion de censure aux allures de manœuvre politique irresponsable mais pas sans conséquence. 

C’est pourquoi le Sénat a dû assumer pleinement sa responsabilité, refusant de laisser les Français être les victimes collatérales d’un jeu politique hypocrite et irresponsable. Il est resté le lieu de la rationalité et de la responsabilité , où, malgré les désaccords, les débats se mènent avec sérieux et dans le respect des institutions. Plus que jamais, il incarne l’espoir d’ une démocratie exigeante et constructive , capable de dépasser les clivages stériles pour servir l’intérêt général. 

L’alliance contre nature entre la gauche radicale et l’extrême droite, a préféré le chaos au débat, la posture à la construction. 

Nous aurions tous souhaité aller plus loin en allouant davantage de budget dans toutes les branches de la sécurité sociale. Mais j’ai soutenu un budget qui tient compte des réalités économiques et qui tente -tant bien que mal- d’assurer la pérennité de notre modèle social

  • Ce texte de loi des financements de la sécurité sociale de 2025 prévoit alors une hausse de 3,8% de l’ONDAM hospitalier, soit un milliard d’euros supplémentaires pour nos établissements de santé. 
  • Il renforce le financement des EHPAD avec une enveloppe portée à 300 millions d’euros. 
  • Il maintient à hauteur de 200 millions d’euros le taux de compensations aux départements sur leurs dépenses de l’APA (allocation personnalisée d’autonomie) et de la PCH (prestation de compensation du Handicap). 
  • Il maintient les aides attachées au service public à la petite enfance et la réforme du complément mode de garde pour soutenir les familles et notamment celles en situation de monoparentalité. 

Par ailleurs, je ne cesse d’alerter sur l’état préoccupant de notre modèle social, qui est aujourd’hui en danger. Le déficit de la Sécurité sociale atteint désormais 22 milliards d’euros , une situation intenable qui menace la pérennité de notre système de protection. En tant que chef de file du PLFSS pour le groupe RDPI, j’ai posé cette question essentielle à mes collègues : sommes-nous prêts à laisser s’effondrer un modèle qui fut autrefois une fierté mondiale ? 

No responses yet

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *